Archives de catégorie : Pesticides

ECOPHYSTAMP-MTQ démarre en Martinique et accueille deux stagiaires

Le projet ECOPHYSTAMP-MTQ démarre en Martinique. Porté par le CIRAD au CAEC, il vise à accompagner la territorialisation d’Ecophyto 2030 en s’appuyant sur Agri-STAMP, un modèle permettant d’évaluer de manière spatialisée les effets de la réduction des produits phytopharmaceutiques à l’échelle du territoire martiniquais. Il vise notamment la constitution d’une baseline 2000–2024, la définition de scénarios réalistes de réduction et la production de résultats utiles aux acteurs publics et aux filières.

Dans ce cadre, nous sommes heureux d’accueillir Léna Marulier et Lucie Sene, deux stagiaires dont les travaux viendront structurer les premières étapes du projet. Leurs missions sont complémentaires : l’une contribue à construire le socle de données de référence, l’autre à définir les scénarios qui serviront de base aux futures simulations du modèle.

Léna Marulier : constituer la baseline territoriale de référence

Élève ingénieure à l’Institut Agro Montpellier, Léna Marulier réalise une année de césure avant sa dernière année d’école, avec un intérêt affirmé pour les outils numériques au service d’une agriculture durable. Sa mission consiste à constituer et documenter le jeu de données de référence (“baseline”) pour la Martinique sur la période 2000–2024. Ce travail comprend la collecte, l’intégration et la mise en qualité de différentes sources de données, notamment sur les volumes de produits phytopharmaceutiques, l’occupation du sol, la pédologie, les pluies et l’ETP. Il porte aussi sur leur harmonisation spatio-temporelle, la structuration des métadonnées, la production d’indicateurs et de cartes exploratoires, ainsi que sur les premiers contrôles qualité.

Lucie Sene : définir les scénarios à simuler avec Agri-STAMP

Nous accueillons également Lucie Sene, étudiante en école d’ingénieur en agro-développement international à l’ISTOM à Angers, avec une spécialisation en production végétale tropicale et un intérêt marqué pour les thématiques d’agroécologie et d’environnement. Dans le cadre de son stage de fin d’études, Lucie travaillera sur la définition des scénarios sur lesquels seront réalisées les simulations du modèle Agri-STAMP. L’objectif est de s’appuyer à la fois sur le cadre national Ecophyto 2030 et sur les réalités agricoles du territoire martiniquais pour identifier des scénarios réalistes, documentés et utiles à la territorialisation de la stratégie. Cela implique notamment un travail de revue, de benchmark et de sélection de leviers de réduction des usages de produits phytopharmaceutiques, qui serviront ensuite de base aux comparaisons entre situation initiale et scénarios.

Deux contributions complémentaires pour lancer le projet

Ces deux stages participent pleinement au lancement opérationnel d’ECOPHYSTAMP-MTQ. Le travail de Léna permettra de disposer d’un socle de données robuste, harmonisé et documenté. Celui de Lucie contribuera à cadrer les scénarios pertinents à explorer dans le projet. Ensemble, ces contributions poseront les bases des futures analyses spatiales, des comparaisons entre baseline et scénarios, et des restitutions destinées aux partenaires du territoire.

Nous leur souhaitons la bienvenue et un excellent stage dans cette nouvelle étape du projet.

La Martinique se dote d’un réseau d’utilisateurs AgriSTAMP

Les 12, 13 et 14 novembre 2025, le Cirad/CAEC de Petit Morne au Lamentin a accueilli une formation dédiée au modèle AgriSTAMP, un outil spatial pour mieux comprendre l’utilisation et le devenir des produits phytopharmaceutiques à l’échelle des territoires.

La première journée a présenté le contexte, le modèle et ses principales fonctionnalités, avec démonstration et échanges avec des utilisateurs. Les deux jours suivants ont alterné exercices pratiques et cas d’étude : prise en main de l’interface, lancement de simulations, paramétrage avancé, modification des fichiers de référence et travail sur des exemples experts.

Cirad, IRD, IT2, ODE, DEAL, CTM, Chambre d’agriculture, et des bureaux d’étude étaient représentés. Répondant aux interventions données la semaine précédente en Guadeloupe, cette diversité d’acteurs de l’eau, de l’agriculture et de l’environnement pose les bases d’une future communauté d’utilisateurs d’AgriSTAMP en Martinique, prête à mobiliser le modèle dans ses projets de territoire.

Évolution des pratiques phytosanitaires en Guadeloupe : AgriSTAMP présenté aux acteurs du territoire

Le 4 novembre 2025, 25 acteurs de la Guadeloupe se sont retrouvés sur la station du Cirad à Capesterre-Belle-Eau pour une journée consacrée aux pratiques phytosanitaires. La rencontre s’inscrivait dans les travaux menés dans le cadre des projets AgriSTAMP, Territoires Durables et Ecophyto 2030, avec un objectif clair : documenter les usages, montrer les outils disponibles et construire ensemble des trajectoires de réduction des pesticides à l’horizon 2040.

Face à un public rassemblant services de l’État (DAAF), collectivités (Région, ODE), organismes techniques (chambre d’agriculture, IT2, CTCS, IGUAFLHOR, Assofwi, SICADEG) et recherche (CIRAD, INRAE, CNRS), plusieurs approches ont été présentées. Le modèle de simulation AgriSTAMP a notamment été montré comme un outil permettant d’évaluer et de territorialiser l’impact des pesticides sur les sols et les cours d’eau, via une interface qui aide les acteurs à tester des changements de pratiques ou de réglementation. Les personnes intéressées ont pu poursuivre par deux jours de formation à l’ODE de Basse-Terre.

L’après-midi a pris la forme d’un atelier participatif pour transformer ces constats en action. Trois plans d’action ont émergé : un volet recherche (pour consolider les données et les innovations), un volet État/collectivités (pour mieux articuler les politiques publiques) et un volet services techniques/interprofessions (pour diffuser les solutions sur le terrain). Tous vont dans le même sens : la baisse déjà observée des pesticides entre 2009 et 2023 doit être soutenue et organisée, en s’appuyant sur des outils communs… dont AgriSTAMP fait désormais partie.

Consulter l’article d’actualité sur le site du Cirad

Trois vidéos disponibles sur la question du glyphosate en Martinique !

Grâce au projet Territoires Durables, l’équipe de recherche du CAEC Martinique a entrepris la réalisation de trois vidéos sur leurs actions en lien avec la réduction du glyphosate.

Analyses des usages de glyphosate et de la qualité des cours d’eau

Comprendre les usages de glyphosate et ses transferts dans l’environnement, c’est faire un pas vers la réduction de son utilisation.

La parole aux agriculteurs innovants

Des agriculteurs et agricultrices n’utilisent pas de glyphosate aux Antilles. Voici trois exemples parmi de nombreux autres de pratiques de gestion de l’enherbement sans glyphosate sur le territoire martiniquais.

Retour en image sur un atelier participatif autour des futurs du glyphosate en Martinique

Co-construire des scénarios de sortie du glyphosate en Martinique, c’est mieux anticiper une stratégie de réduction des usages de pesticides à l’échelle du territoire. En Martinique, le Cirad et ses partenaires emploient des méthodes participatives et de prospective pour concevoir des transitions vers des systèmes sans glyphosate avec les acteurs du territoire.

Restitution du projet GESSICa

Le séminaire de restitution du projet GESSICa (Facteurs de risque environnementaux et inégalités sociales associés aux cancers en Guadeloupe) s’est tenu à l’Université des Antilles le jeudi 25 mai après-midi et a été l’occasion de présenter les résultats scientifiques du projet aux différents acteurs de la santé et de l’agriculture (42 participants en présentiel et 10 participants en visio-conférence).

D’une durée de trois ans, le projet « GESSICa » (Facteurs de risque environnementaux et inégalités sociales associés aux cancers en Guadeloupe), avait pour principal objectif d’améliorer la surveillance et la connaissance des cancers sur le territoire guadeloupéen par une approche multidisciplinaire associant géographie, épidémiologie, recherche clinique et sciences sociales. Les partenaires du projet sont le CHU de Guadeloupe (le registre des cancers et le centre de ressources biologique Karubiotec™), l’Inserm, la DAAF et le Cirad (UMR TETIS), l’ARS était également associée au projet. Le projet GESSICa est cofinancé par le Fonds Feder de l’Union Européenne, la Région Guadeloupe et les partenaires du projet.

Dans le cadre du projet, l’équipe du Cirad était chargée de l’animation du workpackage « Dynamique de l’environnement des pollutions par les pesticides » et du développement du modèle Agri-STAMP (Spatial and TemporAl Model of Pesticide use in Agriculture) qui permet de simuler dans l’espace et le temps l’utilisation et le devenir des pesticides dans l’environnement. Lors du séminaire ont été présentés le fonctionnement du modèle Agri-STAMP, les bases de données d’entrée et les indicateurs produits.

Voir le site du projet:
https://www.gessica.org/

Numériser des cartes d’occupation du sol anciennes

Le projet Gessica a soutenu un travail réalisé par des étudiants de Master 1 Géomatique, dans le cadre d’un projet tuteuré encadré par Jean-Pierre Chéry d’AgroParisTech, afin de produire une occupation du sol sur différentes années mais sous forme vectorielle, basée sur d’anciennes cartes papier. L’objectif à terme étant d’intégrer, comme données d’entrée à un modèle, ces occupations du sol anciennes afin de lier l’occupation du sol, les pratiques agricoles, les conditions socio-économiques de la population et le recensement de cancers sur le territoire de la Guadeloupe.

Nous vous proposons de découvrir le rapport produit par les étudiants Axel Henaff et Florian Barbarin que vous pouvez télécharger ci-dessous. Ils ont également produit une carte narrative pour mettre en contexte leurs travaux.

Chlordécone : la limite maximale de résidus revue à la baisse

Le chlordécone, insecticide organochloré utilisé dans la lutte contre le charançon du bananier jusqu’en 1993, continue de polluer les sols de la Guadeloupe et de la Martinique.

Cette pollution, principalement présente sur le croissant bananier (pour le cas de la Guadeloupe) représente un risque pour le consommateur lorsque les produits sont issus de cette zone. Heureusement, si le chlordécone contamine les racines des plantes, sa concentration diminue à mesure que la sève de la plante progresse vers les organes aériens.

Pour prendre l’exemple du bananier, les racines et la base de la plante sont contaminées, mais dans les fruits, le chlordécone n’est plus quantifiable. Leur consommation ne représenterait donc aucun danger. En revanche, il faut éviter de nourrir ses animaux avec le faux tronc du bananier, au risque de contaminer la viande.

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Comment se passer du glyphosate ?

Cette question à été débattue lors de l’école-acteurs du 24 novembre 2017.

La session de cette école-acteurs a réuni 37 participants (cf. Annexe 1 pour une présentation des écoles-acteurs). La session a été consacrée au thème « comment se passer du glyphosate ». Ce thème a permis de réfléchir à la Co-conception. Le choix du thème a été inspiré par les débats à la commission européenne sur les délais d’interdiction de l’utilisation du glyphosate. Quel que soit le délai (3 ou 5 ans), le glyphosate sera interdit. Il semblait intéressant d’initier une réflexion dès à présent, en prenant l’interdiction comme un fait pour préparer un programme de travail.

Les objectifs de la session étaient les suivants :

  • Illustrer la démarche de Co-conception à partir d’un exemple d’actualité.
  • Organiser un brainstorming dont les résultats pourraient être repris dans la suite des actions, en particulier dans la deuxième phase de RIVAGE.
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Pesticides: sensibiliser sans culpabiliser ?

Cette question à été débattue lors de l’école-acteurs du 15 juin 2017.

La sensibilisation ou la conscientisation est nécessaire à l’action. Mais la prise de conscience d’une situation, d’un problème ne suffit pas à déclencher l’action. Les raisons les plus couramment avancées sont liées à des déficits de connaissances (« je ne sais pas faire »)  ou de moyens (« je n’ai pas les moyens de faire »). Mais d’autres facteurs empêchant l’action ont été aussi identifiés. La réalité peut être trop incertaine, trop complexe, trop déstabilisante pour permettre l’action.

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