Archives de catégorie : Martinique

Démarrage d’un stage sur la cartographie des pluies journalières en Martinique

Nous avons le plaisir d’accueillir Félix Vallée sur le campus du CAEC pour le démarrage d’un stage consacré à la cartographie de champs de pluie journaliers en Martinique et à l’analyse de leurs tendances. Ce travail porte sur la production de cartes quotidiennes de pluviométrie à haute résolution spatiale à partir de données issues de stations pluviométriques, d’images radar et, lorsque cela est pertinent, de données de télédétection spatiale. Il comprend également l’évaluation de différentes approches d’interpolation et de fusion spatio-temporelle, ainsi que la production d’indices climatiques permettant de caractériser les évolutions de la pluie à l’échelle de l’île et de ses bassins versants.

Inscrit dans les activités de l’unité TETIS autour de la modélisation des pressions pesticides, ce stage est coencadré par Jérémy Lavarenne, au Cirad, et Lionel Benoit, à l’INRAE. Il doit permettre de produire un jeu de données FAIR, des cartes de référence et de premiers résultats scientifiques, dans une perspective à la fois méthodologique et opérationnelle.

Actuellement en Master 2 Statistique, Modélisation et Science des données à l’Université Claude Bernard Lyon 1, Félix Vallée dispose d’une formation en mathématiques appliquées, en statistique et en science des données. Son profil, ses compétences en Python, R et Matlab, ainsi que sa première expérience sur des données hydrométriques constituent des atouts solides pour mener ce travail à l’interface entre climatologie, spatialisation et environnement. Nous espérons que le jeu de données et les résultats produits au cours de ce stage pourront également servir la communauté de praticiens en Martinique.

ECOPHYSTAMP-MTQ démarre en Martinique et accueille deux stagiaires

Le projet ECOPHYSTAMP-MTQ démarre en Martinique. Porté par le CIRAD au CAEC, il vise à accompagner la territorialisation d’Ecophyto 2030 en s’appuyant sur Agri-STAMP, un modèle permettant d’évaluer de manière spatialisée les effets de la réduction des produits phytopharmaceutiques à l’échelle du territoire martiniquais. Il vise notamment la constitution d’une baseline 2000–2024, la définition de scénarios réalistes de réduction et la production de résultats utiles aux acteurs publics et aux filières.

Dans ce cadre, nous sommes heureux d’accueillir Léna Marulier et Lucie Sene, deux stagiaires dont les travaux viendront structurer les premières étapes du projet. Leurs missions sont complémentaires : l’une contribue à construire le socle de données de référence, l’autre à définir les scénarios qui serviront de base aux futures simulations du modèle.

Léna Marulier : constituer la baseline territoriale de référence

Élève ingénieure à l’Institut Agro Montpellier, Léna Marulier réalise une année de césure avant sa dernière année d’école, avec un intérêt affirmé pour les outils numériques au service d’une agriculture durable. Sa mission consiste à constituer et documenter le jeu de données de référence (“baseline”) pour la Martinique sur la période 2000–2024. Ce travail comprend la collecte, l’intégration et la mise en qualité de différentes sources de données, notamment sur les volumes de produits phytopharmaceutiques, l’occupation du sol, la pédologie, les pluies et l’ETP. Il porte aussi sur leur harmonisation spatio-temporelle, la structuration des métadonnées, la production d’indicateurs et de cartes exploratoires, ainsi que sur les premiers contrôles qualité.

Lucie Sene : définir les scénarios à simuler avec Agri-STAMP

Nous accueillons également Lucie Sene, étudiante en école d’ingénieur en agro-développement international à l’ISTOM à Angers, avec une spécialisation en production végétale tropicale et un intérêt marqué pour les thématiques d’agroécologie et d’environnement. Dans le cadre de son stage de fin d’études, Lucie travaillera sur la définition des scénarios sur lesquels seront réalisées les simulations du modèle Agri-STAMP. L’objectif est de s’appuyer à la fois sur le cadre national Ecophyto 2030 et sur les réalités agricoles du territoire martiniquais pour identifier des scénarios réalistes, documentés et utiles à la territorialisation de la stratégie. Cela implique notamment un travail de revue, de benchmark et de sélection de leviers de réduction des usages de produits phytopharmaceutiques, qui serviront ensuite de base aux comparaisons entre situation initiale et scénarios.

Deux contributions complémentaires pour lancer le projet

Ces deux stages participent pleinement au lancement opérationnel d’ECOPHYSTAMP-MTQ. Le travail de Léna permettra de disposer d’un socle de données robuste, harmonisé et documenté. Celui de Lucie contribuera à cadrer les scénarios pertinents à explorer dans le projet. Ensemble, ces contributions poseront les bases des futures analyses spatiales, des comparaisons entre baseline et scénarios, et des restitutions destinées aux partenaires du territoire.

Nous leur souhaitons la bienvenue et un excellent stage dans cette nouvelle étape du projet.

La Martinique se dote d’un réseau d’utilisateurs AgriSTAMP

Les 12, 13 et 14 novembre 2025, le Cirad/CAEC de Petit Morne au Lamentin a accueilli une formation dédiée au modèle AgriSTAMP, un outil spatial pour mieux comprendre l’utilisation et le devenir des produits phytopharmaceutiques à l’échelle des territoires.

La première journée a présenté le contexte, le modèle et ses principales fonctionnalités, avec démonstration et échanges avec des utilisateurs. Les deux jours suivants ont alterné exercices pratiques et cas d’étude : prise en main de l’interface, lancement de simulations, paramétrage avancé, modification des fichiers de référence et travail sur des exemples experts.

Cirad, IRD, IT2, ODE, DEAL, CTM, Chambre d’agriculture, et des bureaux d’étude étaient représentés. Répondant aux interventions données la semaine précédente en Guadeloupe, cette diversité d’acteurs de l’eau, de l’agriculture et de l’environnement pose les bases d’une future communauté d’utilisateurs d’AgriSTAMP en Martinique, prête à mobiliser le modèle dans ses projets de territoire.

Trois vidéos disponibles sur la question du glyphosate en Martinique !

Grâce au projet Territoires Durables, l’équipe de recherche du CAEC Martinique a entrepris la réalisation de trois vidéos sur leurs actions en lien avec la réduction du glyphosate.

Analyses des usages de glyphosate et de la qualité des cours d’eau

Comprendre les usages de glyphosate et ses transferts dans l’environnement, c’est faire un pas vers la réduction de son utilisation.

La parole aux agriculteurs innovants

Des agriculteurs et agricultrices n’utilisent pas de glyphosate aux Antilles. Voici trois exemples parmi de nombreux autres de pratiques de gestion de l’enherbement sans glyphosate sur le territoire martiniquais.

Retour en image sur un atelier participatif autour des futurs du glyphosate en Martinique

Co-construire des scénarios de sortie du glyphosate en Martinique, c’est mieux anticiper une stratégie de réduction des usages de pesticides à l’échelle du territoire. En Martinique, le Cirad et ses partenaires emploient des méthodes participatives et de prospective pour concevoir des transitions vers des systèmes sans glyphosate avec les acteurs du territoire.

La « guerre de la banane »

Depuis des années, nous assistons à ce qui s’apparente à une « guerre de la banane » entre l’Union Européenne et l’Amérique centrale soutenue par les Etats Unis.

Avant la mise en place du marché unique européen, l’approvisionnement en bananes faisait l’objet d’une gestion nationale ce qui permettait à des pays comme la France de privilégier certaines zones de productions telles que les Antilles. Les autres pays, sans attaches particulières, s’approvisionnaient en bananes « dollars » importées sans frais de douane par sociétés américaines.

C’est en 1993, avec la création de l’organisation Commune du Marché Bananier (OCMB) puis en 1994 avec la création de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), que débutent les tensions entre les Etats Unis et l’Union Européenne.

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Chlordécone : la limite maximale de résidus revue à la baisse

Le chlordécone, insecticide organochloré utilisé dans la lutte contre le charançon du bananier jusqu’en 1993, continue de polluer les sols de la Guadeloupe et de la Martinique.

Cette pollution, principalement présente sur le croissant bananier (pour le cas de la Guadeloupe) représente un risque pour le consommateur lorsque les produits sont issus de cette zone. Heureusement, si le chlordécone contamine les racines des plantes, sa concentration diminue à mesure que la sève de la plante progresse vers les organes aériens.

Pour prendre l’exemple du bananier, les racines et la base de la plante sont contaminées, mais dans les fruits, le chlordécone n’est plus quantifiable. Leur consommation ne représenterait donc aucun danger. En revanche, il faut éviter de nourrir ses animaux avec le faux tronc du bananier, au risque de contaminer la viande.

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